Etant donné qu' une croissance surfacique infinie est impossible sur une planète dont la surface est finie, que la surface agricole utile mondiale est déjà très largement utilisée, que la population mondiale augmente, il est fondamental de considérer la consommation des espaces cultivables et donc de tenir compte de l'efficacité énergétique. Avec une efficacité énergétique faible, on consomme plus de surface et on augmente les impacts environnementaux (biodiversité etc.). Au Brésil, en Indonésie et dans de nombreux autres pays, on déforeste pour cultiver. Nous sommes 6,7 milliards aujourd'hui, nous serons 9 milliards en 2050. La recherche de l'efficacité énergétique est donc incontournable, et cette recherche doit être à mon sens menée de la manière la plus objective possible.





Le rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse végétale est de 0,1 à 0,4% pour les plantes terrestres, un peu plus pour les microalgues, les championnes de la photosynthèse. Un aliment [par exemple des tagliatelles à la bolognaise = blé cuit + tomates + viande + huile + stockage au frigo + cuisson] est un agrocarburant destiné à la machine cardiaque/respiratoire/musculaire humaine.

Comme souligné dans le rapport « Agrocarburants et Environnement » publié fin 2008 par le Ministère de l’écologie, "Les agrocarburants se situent dans la zone des rendements les plus faibles, ils sont de fait limités par le rendement de la photosynthèse qui est très faible (<1%). La troisième génération, utilisant des algues, restera largement moins efficace que les solutions « électriques » quelles qu'elles soient, notamment l'utilisation de l'énergie solaire."
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/Agrocarburants_et_Environnement.pdf

Un mètre carré terrestre reçoit chaque année environ 1500 kWh d'énergie solaire en moyenne (c'est à peu près le cas en France, située à une latitude moyenne), soit 15000 MWh/hectare. Les meilleurs rendements ne dépassent pas 10 tonnes de biomasse total (racines, tiges, fruits,...tout) à l'hectare et par an (10 tonnes, c'est une hypothèse TRES haute). Le PCI de la biomasse est égal à la moitié de celui du pétrole, soit environ 5 kWh par kg. Le contenu énergétique de 10 tonnes de biomasse est donc de 50 MWh.

50 / 15000 x 100 = 0,33%

Avec les microalgues, ont peut atteindre 30 tonnes à l'hectare et par an, avec une PCI égale à 80% de celle du pétrole (espèces riches en huile), ce qui nous donne du 240 MWh/ha/an. On arrive ainsi, au laboratoire, avec des conditions de croissances idéales (très fort enrichissement du milieu en CO2 etc.) à un rendement de 1,5%, grand maximum.

Un panneau solaire, pas besoin de terres cultivables pour l'installer. Rendement supérieur à 15 %. Le temps de retour énergétique d'un système photovoltaïque complet est (pas seulement les modules, mais aussi les câbles, les cadres et les outils électroniques), en fonction de l'irradiation solaire à cet endroit, entre 19 et 40 mois pour un système monté sur toiture et entre 32 et 56 mois pour un système monté en façade (vertical). Durée de vie minimum de 20 ans (240 mois) [source]. C'est donc une solution parfaitement durable. La consommation d'eau douce lors de la fabrication du module est insignifiante quand on la ramène par MWh produit et en intégrant la durée de vie du système. La consommation d'eau douce est très faible en fonctionnement: nettoyage des panneaux (1 litre d'eau douce pas semaine pour 10m2 de panneaux). Ces capteurs ne nécessitent pas de pesticides, ni d'engrais. Ils ne nécessitent pas de surfaces cultivables et sont instalables sur le toit de sa maison, sur les stores, au niveau des parkings etc.

Si l'on raisonne à grande échelle, et non seulement à son échelle individuelle, miser sur la biomasse pour répondre à nos besoins énergétiques et en particulier pour alimenter nos transports (moteur thermique ou muscle), est un non sens d'un point de vu écologique compte-tenu du faible rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse (0,3%) et du faible rendement de la machine musculaire (inférieur à 20%) et des moteurs thermiques (18% avec l'essence, 23% avec le diesel en cycle d'usage ordinaire). Cela n'enlève rien au fait que faire du sport est bon pour la santé.

 



Faire une activité physique induit une augmentation de la consommation énergétique par rapport à la dépense liée au métabolisme basal. C'est un fait. On ne produit pas de l'énergie mécanique (faire tourner les roues de son vélo par exemple) à partir de rien, sauf si on prétend être parvenu à dépasser les lois de la physique. Plus cet effort est intense et long, plus cette consommation énergétique supplémentaire est importante.

Certaines personnes viennent dire: "oui, mais moi, quand je fais du vélo, je prend sur ma graisse, c'est bon pour ma ligne". La graisse est une réserve d'énergie, réserve qui s'est constituée en consommant des aliments. Cette graisse, il est possible de la diminuer (sauf cas particuliers) en réduisant ses apports alimentaires, c'est à dire en réduisant avec une grande efficacité son empreinte environnementale. Brûler cette graisse en faisant du vélo correspond à un gaspillage de graisse, c'est à dire d'énergie stockée, c'est à dire d'aliments. C'est positif pour la santé (et pour son plaisir personnel) de brûler ainsi ses graisses en faisant du vélo. Pas pour l'environnement.

Il n'est pas nécessaires de brûler de grandes quantités de calories tous les jours pour se maintenir en forme. Bien sûr, chacun est complètement libre de faire du sport tous les jours, y compris des sports intenses; mais d'un point de vue environnemental, cela relève du luxe, du plaisir personnel; d'un point de vue sanitaire cela ne relève pas du simple maintien en forme. 3 ou 4 séances hebdomadaires de gym douce maison (voir en Asie) est par exemple amplement suffisant.

Savoir s'alimenter c'est adapter sa consommation à ses besoins, besoins qui sont fonction notamment de ses activités (mais aussi de l'âge, du sexe etc.). "On consomme plus d'aliments que nos besoins et on grossit": c'est vrai pour une portion significative de la population. La meilleure façon d'un point de vue environnemental d'éliminer cet excès, de rétablir l'équilibre, n'est pas de brûler les graisses accumulées en faisant du sport, mais de réduire sa consommation alimentaire pour l'adapter à ses besoins réels. N'oublions pas que pour produire 1kWh de viande de boeuf, il faut 16kWh de biomasse végétale, et 50000 litres d'eau douce...Brûler ses graisses en faisant du sport c'est bon pour la santé, mais pas pour la planète. Il y a une consommation incompressible (liée au métabolisme basal) et nous avons la possiblité d'adapter notre consommation alimentaire additionnelle à nos besoins réels, en fonction de nos activités et états physiologiques (allaitement etc.). Chacun est libre d'avoir les activités qu'il souhaite. Pour se maintenir en forme, inutile de brûler de grandes quantités de kWh (Voir la gymnastique douce en Asie, que l'on peut pratiquer à la maison où dans les espaces verts à coté de chez soi pour les urbains).S'alimenter de façon éco-intelligente c'est adapter sa consommation alimentaire à ses besoin réels. S'alimenter au dessus de ses besoins réels et se sentir ensuite le devoir d'aller brûler ses graisses en faisant du vélo n'est pas du tout pertinent sur le plan écologique.

Un cycliste ayant une masse de 70kg et ayant un équipement de 10 kg (vélo + chaussures + vêtements + casque + bouteille d'eau)  doit fournir 75 W utile (puissance mécanique, au niveau des pédales) pour rouler à 20,5 km/h avec une bicyclette conventionnelle (sur du plat, sans vent). A noter que les 2/3 de cette puissance servent à contrer les frottements pneu/sol et qu'1/3 sert à contrer les résistances de l'air.  Référence : Calculateur de SportechOnline.com

Sachant que le rendement de la machine humaine en bonne santé et entrainée est de 24%, il doit en fait fournir une puissance de 300 W sous forme d'énergie biochimique (aliments) ingurgitée. (Référence : Whitt F. et Wilson D. (1982) Bicycling Science, MIT Presse, Cambridge, Mass., pages 151 à 188). A cette vitesse de 20,5 km/h, il parcourt 1km en 3 minutes, et en 3 minutes il consomme 300 W x 0,05 heures = 15 Wh.


Source :
http://www.med.univ-angers.fr/discipline/labo_neuro/cours/st/Physio%20SDD%20CM1.pdf


La consommation d'un cycliste est donc de de 15 Wh-aliment / km en supposant un effort moyen d'un cycliste voyageant à 20,5 km/h sur du plat et sans vent.
Et sachant que les aliments ont nécessité récolte/emballage/transport/distribution/conservation au froid/cuisson, on passe à 30Wh/km. Et sachant enfin que la biomasse des plantes s'est formée à partir d'énergie solaire, on passe à 10 kWh-primaire/km. Une Mégane 100% électrique consomme 0,15kWh/km. En intégrant l'investissement énergétique de la batterie permettant d'avoir une autonomie de 200km; 2000 cycles (soit bien moins que 0.04kWh/km mais prenons volontairement des hypothèse défavorables à l'électrique) on passe à 0,154 kWh/km. Et en prenant en compte l'investissement énergétique lié à la construction du véhicule (25MWh ; durée de vie moyenne de 12 ans; 10000km/an, soit 0,2kWh/km), on passe à 0,354kWh/km . En produisant cette électricité avec le solaire (rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse de 15%), cela correspond à 2,36 kWh-primaire/km.  

Cela peut paraître surprenant mais c'est ainsi: Un cycliste (on néglige ici le coût énergétique de la construction du vélo, des pneus etc.) consomme  4,2 fois plus d'énergie au kilomètre qu'un automobiliste circulant en voiture 100% électrique type eMégane, alimentée en électricité solaire. Ceci en incluant l'investissement énergétique de la construction de la batterie et du véhicule. Sans parler de la consommation en eau douce, en pesticides et en engrais pour cultiver. Sans parler de l'impact sur la biodiversité compte tenu des immenses surfaces nécessaires. Si la réduction de notre empreinte environnementale est notre objectif, c'est vraiment l'électro-mobilité  qu'il faut encourager.

Considérer que l'humanité dispose d'une surface terrestre infinie, et qu'il peut donc recourir à des capteurs (les plantes) à très faible rendements pour subvenir à ses besoins en énergie-transport relève de l'idéologie de la terre plate. Point fondamental (parfois mal compris) : l'énergie émise par le soleil est bien entendue immense, mais la ressource solaire qui parvient au niveau des surfaces cultivables est limitée. Là est la limite. Et de plus, les plantes sont de très mauvais converstisseurs d'énergie solaire en énergie biochimique (biomasse). C'est une donnée encore très peu connue par les français et pourtant fondamentale.


***
Au niveau du bilan hydrique, le bilan de la filière aliment-vélo n'est pas brillant :



Le cycliste qui a parcouru 10km a nécessité 0.15 kWh d'aliments.

Supposons qu'il consomme un plat de pâtes (blé cuit) pour récupérer les 0.15 kWh perdus. 1 kg de pâtes = 4 kWh. Il faut donc environ 40 grammes de pâtes pour rembourser les 10km à vélo. La production de 40 grammes de blé a nécessité environ 4 litres d'eau douce (environ 0.1 litre d'eau douce par gramme de pâte...).



Le bilan s'aggrave si le plat de pâte est accompagné de sauce et de viande...

Faire du vélo pour la santé et pour son plaisir personnel, bien sûr.
Faire du vélo pour préserver la planète ? ...A méditer.

Mon avis : chacun est libre de se déplacer comme il le veut, à chacun d'agir en son âme et conscience. Si certaines personnes trouvent leur plaisir en circulant à vélo (c'est mon cas), tant mieux pour elles. Mais par contre, qu'un cycliste se permette de dire qu'il fait du vélo pour le bien de la planète, c'est infondé. Qu'un cycliste qui se croit "écolo" (mot complètement pervertit en France aujourd'hui) vienne se moquer de ceux qui font appel à l'électro-mobilité pour se déplacer (skateboard électrique,  vélo électrique, bikeboard, easyglider, segway, scooter électrique, moto électrique, voiture électrique) cela relève non seulement de l'incivilité mais, de plus, cela a vraiment aucun fondement écologique.


Circuler en vélo en milieu urbain, c'est du zéro émission toxique et un encombrement réduit. La bonne nouvelle est que les transports électriques sont aussi à zéro émission toxique et que les e-skateboard,  easyglider et segway conduisent à un encombrement  du même ordre que le vélo. La voiture électrique (eMégane) a été choisie dans le présent article pour montrer que même avec un véhicule lourd, même en prenant en compte le coût énergétique de la construction de ce véhicule et de sa batterie, le bilan énergétique reste favorale à l'électro-mobilité face à la filière aliments-vélo. Circuler dans une grosse voiture dans des villes à haute desnsité humaine n'est bien entendu pas recommandé (l'encombrement conduit à faire perdre du temps à tous), ceci même si une voiture électrique ne consomme strictement rien à l'arrêt au niveau des feux rouges et embouteillages, contrairement aux véhicules thermiques.

- O.D.
(cycliste et sportif convaincu des bienfaits du sport pour la santé et comme source de plaisir :-)


Résumé de l'article :

1 - Le soleil délivre une puissance colossale : 3,826×10^26 W
2 - La surface des continents (150 millions de km2, dont les déserts chauds, les déserts froids, les montagnes et les lacs) est limitée ainsi que la surface agricole utile (SAU) mondiale (16 millions de km2, soit 10,6% des surfaces émergées).
3 - Le rendement de conversion de l'énergie solaire en biomase se situe entre 0,1 et 0,4% (à l'exeption de certaines espèces de microalgues avec lesquelles des rendements de 1,5% sont théoriquement possibles) et l'humanité (dont la population augmente) a déjà consommé une grande partie de la SAU mondiale.

Il en découle de 1,2 et 3 :

- Que ce n'est pas la ressource solaire globale qui pose problème mais la quantité d'énergie solaire qui parvient au niveau des surfaces cultivables. Sachant que le rendement de conversion par les plantes (point 3) est très faible, la question de la consommation de surface est incontournable : une croissance surfacique infinie sur une planète dont la surface est finie est impossible.

4 - L'énergie ne se crée pas, elle se transforme. Faire une activité physique induit une augmentation de la consommation énergétique par rapport à la dépense liée au métabolisme basal. C'est un fait. On ne produit pas de l'énergie mécanique (faire tourner les roues de son vélo par exemple) à partir de rien, sauf si on prétend être parvenu à dépasser les lois de la physique. Plus cet effort est intense et long, plus cette consommation énergétique supplémentaire est importante.

5 - La graisse est une réserve d'énergie (il en est de même pour le glycogène), réserve qui s'est constituée en consommant des aliments. Cette graisse, il est possible de la diminuer (sauf cas particuliers) en réduisant ses apports alimentaires, c'est à dire en réduisant avec une grande efficacité son empreinte environnementale.




Voir aussi :

Circuler en Segway est bien plus efficace sur le plan énergétique que de circuler à vélo



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Le PUMA de Segway, avec 2 personnes à bord, consomme environ 40 Wh/km ( équivalent à  0,4 litres d'essence aux 100 km !).

Le PUMA standard a une batterie permettant une autonomie de 55 km ce qui est équivalent à 2200 Wh (batterie lithium d'environ 11 kg).  La batterie du PUMA permet de rouler pendant une heure à 55 km/h.

Pour recharger complètement la batterie, il faut fournir 2200 Wh. En installant 2 mètres carrés et demi de capteurs photovoltaïques sur la carrosserie du PUMA (dont sur le toit), à raison de 100 Wc / m2 (soir 250 Wc pour les 2,5 m2), on produit en moyenne en France environ 1200 Wh par jour, assez pour parcourir 25km.

En doublant le pack batterie, on passe à 110km d'autonomie (4400 Wh). Et le quadruplant (pour les ballades en week end ou vacances), on passe à 220 km d'autonomie (44 kg de batteries).

Le plaisir de rouler avec une très haute maniabilité, sans polluer l'atmosphère et sans pollution sonore :-)

Investissement:

- PUMA avec pack batterie de base : environ 7000 - 8000 euros.
- Option solaire: 4 à 5 euros le Watt, soit 1000 à 1250 euros pour les 250 W.
- Pack batterie supplémentaire: 0,2 euros le Wh. Soit 400 euros pour les 2200 Wh.
- Total PUMA solaire avec pack de base: environ 8500 euros.
- Total PUMA solaire avec 4 packs de batterie (autonomie de 220km): environ 9700 euros.

Voir aussi :

PUMA: partenariat Segway / GM pour le développement d'un Segway deux places


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Lire aussi :

- Se déplacer à vélo ? Un bienfait pour la santé...Mais un véritable gouffre au niveau énergie et eau douce !https://electron-economy.org/article-30372545.html

- Pourquoi les plantes sont elles aussi peu intéressantes pour l'homme dans la perspective de collecter l'énergie solaire ? - https://electron-economy.org/article-30404868.html

- Circuler en easyglider électro-solaire coûte moins cher que de circuler à vélo :)
https://electron-economy.org/article-30805813.html

- Circuler en e-Skate, en BikeBoard, en Easyglider ou en Segway est bien plus efficace sur le plan énergétique que de circuler à vélo
https://electron-economy.org/article-30029523.html

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Voilà un billet qui va sûrement surprendre une partie des lecteurs car il brise certaines idées-reçues...

Quel est le bilan écologique des déplacements ayant recours à la force musculaire ? (marche, vélo)

Quelques données:

- Faire une activité physique induit une augmentation de la consommation énergétique par rapport à la dépense liée au métabolisme basal. C'est un fait. On ne produit pas de l'énergie mécanique (faire tourner les roues de son vélo par exemple) à partir de rien, sauf si on prétend être parvenu à dépasser les lois de la physique. Plus cet effort est intense et long, plus cette consommation énergétique supplémentaire est importante.

- une activité physique très réduite (métabolisme de base) sont d'environ 2,3 kWh par jour.
- une activité physique moyenne sont de 2,8 à 3 kWh (30 minutes d'activité physique par jour, dont marche)
- une activité physique importante (1 heure d'activité physique par jour ou plus) : plus de 3,5 kWh

- La machine musculaire humaine a un rendement plutôt médiocre, de l'ordre de 20 à 25% pour les sportifs de haut niveau, moins que pour autres personnes [Source].
Plus de 75% de l'énergie est perdue en chaleur ! Remplissez une salle de musculation de bodybuilders, et mesurez l'évolution de la température de la pièce...vous en serez convaincus...

C'est un rendement aussi médiocre que le moteur thermique des voitures à pétrole (essence ou diesel) ou à agrocarburants.

Si  100 Wh d'énergie sous forme biochimique (glucose) parvient au muscle, moins de 25 Wh seront convertis en énergie mécanique (contraction musculaire) s'il s'agit d'un sportif de haut niveau, et environ 15 Wh pour une personne ordinaire. Pour nourrir la machine humaine, il faut fournir des aliments, et donc cultiver, consommer de l'eau douce ainsi que des fertilisants. Il faut ensuite transporter les aliments, les conserver (production de froid), puis les cuire (chaleur). Précisons, de plus,  que le rendement de la photosynthèse est très faible; le rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse est inférieur à 0,5% pour les plantes terrestres.

0.5% x ... x 20 %  = moins de 
0.1%

- L'efficacité énergétique des véhicules électriques est en revanche impressionante: le rendement de la prise à la roue (y compris chargeur) est supérieur à 72%, sans prendre en compte la récupération d'énergie au freinage, récupération qui améliore de façon considérable le bilan. Et il est bien entendu possible de produire l'électricité avec un panneau solaire (rendement supérieur à 15%).

15% x  72 % =
10,8%

En tenant compte de l'investissement énergétique nécessaire à la construction de la batterie (équivalent, compte-tenu de sa durée de vie, à une augmentation de 15% de la consommation kilomètrique) et du panneau solaire PV (+ 10%):

10.8% x 90% x 85% =
8,3%

Bien sûr, la consommation du véhicule dépend de sa masse. Mais si on prend un easyglider, un bikeboard ou un segway, nous pouvons affirmer que ce sont des modes de déplacements bien plus efficaces d'un point de vue énergétique que la marche ou le vélo. Comme quoi il ne suffit pas de faire des efforts et de faire des sacrifices au niveau confort pour devenir "écolo". Mieux vaut se servir de ses neurones.

Il est bien entendu possible pour certains de produire des produits bio dans leur jardin. Mais la grande partie de la population est urbaine et n'a pas cette possibilité.

Bien entendu, cela ne dispense pas de faire du sport pour la santé !
La réflexion porte uniquement sur le bilan énergétique.


- O.D.

Cliquer sur le diagramme de synthèse pour l'agrandir :


  
Comme souligné dans le rapport « Agrocarburants et Environnement » publié fin 2008 par le Ministère de l’écologie, "Les agrocarburants se situent dans la zone des rendements les plus faibles, ils sont de fait limités par le rendement de la photosynthèse qui est très faible (<1%). La troisième génération, utilisant des algues, restera largement moins efficace que les solutions « électriques » quelles qu'elles soient, notamment l'utilisation de l'énergie solaire." [Référence]


Miss Segway-in-Paris.com - Avril 2008segwayMISS.JPG


http://www.segway-in-paris.com 



 

- Easyglider (simple, lèger) : 700 euros.
- BikeBoard (très pratique car pliable): 2000 euros
- Segway (système génial d'équilibre dynamique, maniabilité exeptionnelle): 7000 euros

1 kWh = 10 centimes en France.

L'easyglider consomme 20 Wh / km, soit 20 centimes les 100km.
Une voiture à essence ou diesel consomme entre 600 et 1000 Wh/km.

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Recharge 100% solaire de la batterie du vélo électrique en 10 minutes :-)

Frankfurt hat eine Solar-Tankstelle -
Im Herzen der Ökotropolis gibt es jetzt auch abgasfreie Energie aus der Sonne: Das Umweltforum Rhein-Main hat am Montagvormittag zusammen mit Frankfurts Umweltdezernentin Manuela Rottmann (Grüne) und zahlreichen Mitgliedern und Unterstützern des Vereins die Solartankstelle an der Hauptwache in Betrieb genommen (...) - Fr.online.de


Unentgeltlicher Solarstrom für Zweiräder - Frankfurter Allgemeine







En Autriche:



Source: http://www.solonhilber.at/?id=77&language=1&topId=12

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"Le montant de l'investissement de cette centrale thermosolaire de 2 GigaWatts + l'infrastructure pour voiture électriques (bornes de recharge et stations d'échange de batterie) représente une seule année de facture pétrolière israélienne. Cette centrale produira assez d'électricité pour répondre à la demande de la totalité du parc automobile israélien converti à l'électrique (...) Au Danemark, il suffit de 750 éoliennes pour alimenter la totalité du parc automobile danois converti intégralement à l'électrique (...) En France (...)"

Shaï agassi présente ensuite la sitation en France - O.D.



Voir aussi:

- Quand les centrales thermosolaires rencontrent les voitures électriques... 

- ISRAEL - La Ville d'Haïfa s'engage fermement pour l'introduction en masse de la voiture électrique 2.0

 
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La phylla est une voiture électro-solaire italienne. Fiat vient de la dévoiler et va la commercialiser en 2010.

Gallerie photo à visiter ici: http://planet.betterplace.com/photo/albums/fiat-phylla?xgs=1




Phylla, a Zero-Emission Vehicle from Italy is Unveiled in Turin - The Auto Channel.com
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Voici un système très intéressant.
Merci à Jeannie Collins de m'avoir envoyé cette information  :) - O.D.



http://www.sol-man.net

Mobil Green Lifestyle Solutions


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"Développer des voitures électriques avec 500km d'autonomie est possible"

Japanese and European Union officials are in talks to jointly develop advanced solar cells and rechargeable batteries for electric cars to help nations reduce greenhouse-gas emissions.
About 100 officials and experts from both sides were invited to Tokyo for meetings today, said Ryo Nasu, the agency’s deputy director for energy strategy, in an interview (...)

"Developing a battery that can power an electric vehicle 500 kilometers (311 miles) on a single charging is feasible, said Yasushi Yamamoto, a spokesman for Japanese battery-maker GS Yuasa Corp. “But we need promising demand growth for electric vehicles in the years ahead before embarking on the next-generation product (...)”

Japan’s trade ministry has previously said it sought a development of a new cell with the solar-to-electricity conversion ratio of more than 40 percent by 2030 (...) 

 http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=abCUD7GFqGts&refer=home

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LA VIDEO DU MOMENT


Le pompage/turbinage est une technologie clé afin de titer profit des sources énergétiques intermittentes comme l'éolien ou le solaire, dont le potentiel est énorme.
Eagle Moutain Pumped Storage Project, 1300 MW, Californie
http://www.eaglecrestenergy.com

LIVRE

 

CITATIONS

"Je préfère rendre l’espoir possible plutôt que de rendre le désespoir convaincant  
(...) Le marché est un superbe serviteur, un mauvais maître et la pire des religions."
- Amory Lovins

Plus de citations ici

Blog : Actualité sur over-blog.com - - C.G.U. -