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CLIMAT - Sciences

Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 17:16

Le débat climatique sans tabous, sans insultes (le mot "négationniste" utilisé pour mépriser ceux qui osaient critiquer les dysfonctionnement du GIEC était par exemple inadmissible) et sans obscurantisme : finies les incertitudes fallacieusement transformées en  paroles de vérité au nom du "il est urgent d'agir".

Les fausses paroles de vérité ("je suis dans la réalité absolue", voir
ici), qui résultent d'un manque de confiance envers autrui considéré comme incapable de comprendre, sont des freins à l'action.




" Le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) est dans la tourmente.
Le Figaro a demandé à des scientifiques, sceptiques ou tenants du réchauffement, de répondre à quatre questions. »

- La Terre se réchauffe-t-elle ? »
- L'homme est-il vraiment responsable du changement climatique ? »
- Les modèles de projection climatique sont-ils fiables ? »
- L'influence du soleil est-elle prépondérante ? (...)"

Suite ici :
http://www.lefigaro.fr/environnement/2010/02/23/01029-20100223ARTFIG00434-rechauffement-climatique-les-theses-s-affrontent-.php


nullweblink Hervé Le Treut, climatologue français, directeur de recherche CNRS :

"Il faut se garder de succomber au catastrophisme, aux discours qui déforment les constats de la science et risquent au final d'engendrer la résignation "

Entièrement d'accord avec Hervé Le Treut sur ce point.



nullweblink Vincent Courtillot, géophysicien français, directeur de recherche CNRS  :

" Si le climat change, il ne faut pas croire qu'il suffira de contrôler le CO2 pour l'arrêter !".

Entièrement d'accord avec Vincent Courtillot sur ce point.
L'adaptation et l'innovation sont vraiment deux clés fondamentales.


nullweblink Jean Jouzel, glaciologue français, directeur de recherche CNRS  :

" Il y a des incertitudes sur le rôle des nuages. Lorsque les modèles évoquent une hausse possible des températures entre 2 et 6 °C, la moitié de cette fourchette exprime cette incertitude"

A mon avis, les scientifiques du climat, en particulier les français, n'ont jusqu'à présent pas assez communiqué au grand public (qui bien entendu n'a pas le temps de lire la totalité des rapports du GIEC) au sujet de ces incertitudes. Il y avait un gros problème de communication. Je trouve donc très positif de voir que le message de John Beddington (voir
ici) soit écouté. Jusqu'à présent, toute la communication climatique (dont les films catastrophistes que les français ont eu à subir) a été effectuée dans le sens de l'exagération paralysante, en surfant sur des peurs issues de l'écologie émotionnelle. Il était vraiment temps d'en revenir à la raison. Il convient par exemple d'arrêter de dire que l'on va "sauver la planète" en éteignant le voyant de son téléviseur ou en coupant le robinet quand on se lave les dents. Parce d'une part la planète n'est pas à "sauver" et que d'autre part si l'on veut réduire sérieusement les émissions de gaz à effet de serre, ce n'est pas comme cela qu'il convient de procèder (Lire : Le syndrome de la brosse à dents). L'écologie sacrificielle n'est pas la voie à suivre si l'on souhaite agir sérieusement, c'est à dire à l'échelle globale.

Un détail : les modèles prévoient une hausse possible des température entre 0,5°C et 10°C...Tout dépend des hypothèses retenues et du degré de confiance choisi. Autant dire qu'on ne sait presque rien, ce qui n'enlève rien à l'intérêt des recherches scientifiques en cours.
Le climat, une histoire de sensibilité
https://electron-economy.org/article-le-climat-a-une-sensibilite-qui-nous-echappe--43914068.html

nullweblink Claude Allègre, géophysicien français :

"Le climat est une machinerie beaucoup trop complexe et la climatologie une science bien trop jeune pour prétendre décrire le climat qu'il fera dans un siècle."

Ces propos rejoignent complètement ceux de Carl Wunsch, océanologue du MIT :

 "N'importe quelle personne qui vous dit qu'elle sait ce qui va se passer dans 20 ans, dans 50 ans ou dans 100 ans n'est pas un bon scientifique (...)"
Suite ici : 
 
https://electron-economy.org/article-climat-le-roles-des-oceans-par-carl-wunsch-professeur-d-oceanographie-physique-au-mit-40580782.html

Lire aussi :
Le démon de Laplace ou la substantifique moelle des délires scientistes climato-prophétiques
https://electron-economy.org/article-climat-le-demon-de-laplace-ou-la-ruine-de-la-sagesse-45167741-comments.html

nullweblink Yves Lenoir, ingénieur à l'École des mines de Paris et spécialiste du climat

 "Comme il est quasiment impossible de simuler la dynamique du cycle de l'eau par des équations mathématiques, ce processus, qui représente le tiers des échanges de chaleur à l'échelle du globe, n'est pas inclus dans les modèles. "

Cela relativise sérieusement le pouvoir de prédictibilité des modèles informatiques !
La pause du réchauffement que l'on observe depuis dix ans a par exemple surpris les climatologues :

Mojib Latif, chercheur à l'Institut Leibniz des sciences marines, Kiel :
"A l'heure actuelle, le réchauffement est en train de prendre une pause (...) Il y a vraiment aucun argument face à cela. Nous faisons face aux faits" 

Jochem Marotke, directeur de l'institut de métérologie Max Planck, Hamburg :
 
"On ne peut pas nier qu'il s'agit du sujet scientifique le plus brûlant du moment. On ne sait vraiment pas pourquoi cette stagnation arrive maintenant" (...)

Kevin E. Trenberth, directeur de la section d'analyse climatique du Centre National de la Recherche Atmosphérique, Colorado, USA :
"(...) Le fait est que nous ne savons pas expliquer l’absence de réchauffement actuellement et c’est ridicule (...)"
https://electron-economy.org/article-climat-message-a-sylvestre-huet-liberation-40953967.html

weblink nullValérie Masson-Delmotte, directeur de recherche, CNRS :
"Les climatologues sont pris entre 2 feux

- parler de certitudes et risquer d'être critiqués à raison par d'autres scientifiques

- parler d'incertitudes et risquer d'être critiqués par les écologistes

Ce n'est pas un exercice facile.  Dès qu'on fait une conférence grand public sur le climat, les questions sont politiques - et je suis moi même élue locale (sans étiquette), bien consciente de la difficulté de concilier réalités économiques et sociales et souci de préserver l'environnement (...)"
Suite :
https://electron-economy.org/article-sciences-du-climat-politique-echange-avec-valerie-masson-delmotte-chercheuse-au-laboratoire-des-sciences-du-climat-et-de-l-environnement-40524418-comments.html

Le "feu" de l'honnêteté intellectuelle, et donc de la communication à propos des incertitudes, est à mon avis la voie à suivre. Plus fondamentalement, être démocrate c'est faire le pari que les gens sont capables de décider par eux-mêmes. C'est donc refuser de penser à leur place ("l'idéologie, c'est ce qui pense à votre place"). A chacun d'apprécier librement les risques climatiques. Les stratégies de forçage de l'opinion sont vouées à l'échec.

- Olivier

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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 16:05


"A team of researchers under the auspices of the World Meteorological Organization has published a new review paper in Nature Geoscience (
PDF) updating consensus perspectives published in 1998 and 2006. The author team includes prominent scientists from either side of the "hurricane wars" of 2005-2006: Thomas R. Knutson, John L. McBride, Johnny Chan, Kerry Emanuel, Greg Holland, Chris Landsea, Isaac Held, James P. Kossin, A. K. Srivastava and Masato Sugi (...)"

Conclusion de l'étude :

"We cannot at this time conclusively identify anthropogenic signals in past tropical cyclone data."

Tropical cyclones and climate change - (...) Therefore, it remains uncertain whether past changes in tropical cyclone activity have exceeded the variability expected from natural causes (...)
http://www.nature.com/ngeo/journal/vaop/ncurrent/pdf/ngeo779.pdf

Via :
http://rogerpielkejr.blogspot.com/2010/02/updated-wmo-consensus-perspective-on.html
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 19:39


"Les prairies ont un vaste potentiel inexploité (...) en absorbant et en stockant le CO2. En effet, les pâturages et les parcours représentent un puits de carbone qui, s'il est bien géré, pourrait être plus important que les forêts, selon un nouveau rapport de la FAO (...)"
http://www.pyrenees-pireneus.com/Environnement-climat-role-des-prairies-contre-changement-climatique-paturage-pastoralisme-elevage-role-essentiel.htm


Lire aussi :

Plantes du Sahel à intérêt alimentaire
https://electron-economy.org/pages/Plantes_du_Sahel_a_interet_alimentaire--26292.html

 
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 18:03

Photo : forêt en Guyane française -

Un rapport pour la Banque mondiale indique que la productivité agricole des régions froides de la planète (Russie, Canada, Europe du nord et de l'est, etc.) pourrait augmenter considérablement (jusqu'à 100% !) si un réchauffement se produit dans ces régions.

Plus de CO2 (les plantes se nourrissent de CO2 par photosynthèse, elles le séquestrent),
+ une température un peu plus élevée
+ davantage de vapeur d'eau dans l'air (un air un peu plus chaud peut se charger d'un peu plus d'eau selon la loi de Clausius-Clapeyron)
= coktail pour dopper la croissance végétale.

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Les pays tropicaux devraient être globalement peu affectés étant donné que l'atmosphère de ces régions est déjà très chargée en eau (l'eau est un gaz à effet de serre) : augmenter la concentration en CO2 au niveau de l'atmosphère de ces pays n'a presque aucun impact  étant donné que les fenêtres au niveau des spectres d'absorption sont déjà bouchées.

En revanche, les régions qui ont un air très sec (Arctique etc.) devraient se réchauffer plus fortement qu'ailleurs. Contrairement aux idées pré-conçues de certains européens, l'immense majorité des habitants du Groenland se réjouit du réchauffement (voir ici).

A noter que la régression de la banquise (glace de mer) n'a strictement aucun impact sur le niveau marin. Enfin, pour de nombreux experts, une régression massive et rapide du Groenland est très peu probable : une disparition complète des glaciers du Groenland (ce qui conduirait à une élévation d'environ 7 mètres du niveau marin) prendrait plusieurs milliers d'années, voir des dizaines de milliers d'années.

Le problème majeur que pose le réchauffement, c'est la capacité d'adaptation des populations les plus pauvres de la planète, notamment dans les régions semi-arides : il est donc urgent de tout faire pour sortir ces populations de la pauvreté, de mettre en place des leviers pour stimuler la croissance économique permettant d'atteindre rapidement la prospérité et d'augmenter, de fait, les capacités d'adaptation (stockage et distribution de l'eau douce, dessalement de l'eau de mer etc.).

- Olivier




Lire aussi :

weblink Dans une atmosphère enrichie en CO2, les céréales poussent plus vite et consomment moins d'eau douce (Institut Heinrich von Thünen / Free Air Carbon Dioxide Enrichment)
https://electron-economy.org/article-dans-une-atmosphere-enrichie-en-co2-les-cereales-poussent-plus-vite-et-consomment-moins-d-eau-institut-heinrich-von-thunen--41784208.html

weblink Comment les plantes réagissent-elles à une concentration en CO2 atmosphérique plus élevée ? (Université de Californie / Revue Nature Cell Biology)
https://electron-economy.org/article-comment-les-plantes-reagissent-a-une-concentration-en-co2-atmospherique-plus-elevee-revue-nature-cell-biology--41809730.html

weblink Changement climatique : les forêts américaines ont une croissance plus vigoureuse (Physorg.com / Proceedings of the National Academy of Sciences)
https://electron-economy.org/article-changement-climatique-les-forets-americaines-ont-une-croissance-plus-vigoureuse-physorg-com-proceedings-of-the-national-academy-of-sciences--44135389.html

weblink CLIMAT - "On constate en France une hausse de 30 à 40% de la productivité de la forêt depuis le début du siècle", selon Myriam Legay, ONF / INRA (Marielle Court, LeFigaro.fr / Blog)
https://electron-economy.org/article-climat-on-constate-en-france-une-hausse-de-30-a-40-de-la-productivite-de-la-foret-depuis-le-debut-du-siecle-myriam-legay-onf-inra-lefigaro-fr-le-climat-dans-tous-ses-etats-44294678.html

weblink Le réchauffement climatique bénéfique pour la forêt boréale
https://electron-economy.org/article-le-rechauffement-climatique-benefique-pour-la-foret-boreale-43280179.html

weblink L'élévation de la concentration en CO2 atmosphérique depuis 50 ans a dopé la croissance des peupliers d'Amérique du nord de 53% ! (Revue "Global Change Biology")
https://electron-economy.org/article-la-croissance-des-peupliers-d-amerique-du-nord-est-aujourd-hui-plus-elevee-que-dans-le-passe-du-fait-de-l-elevation-de-la-concentration-en-co2-atmospherique-41821873.html
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 05:46
The turbine blades create clouds which hang over the offshore farm even though the coastline remains clear

Voilà un effet très intéressant, observé par un aviateur anglais : au large des côtes de l'Angleterre, on observe plusieurs fois dans l'année au niveau d'un parc éolien offshore la formation de nuages, juste au niveau de la ferme éolienne. Une première explication possible : les éolienens "accrochent" les nuages qui passent. Une seconde explication possible, donnée par le Daily Mail : en fait, les pâles des éoliennes emmènent l'air situé juste au dessus du niveau de la mer, relativement chaud et chargé de vapeur d'eau (loi de Clausius Clapeyron) en contact avec l'air un peu plus froid à 50 mètres au dessus. La vapeur d'eau se condense alors au niveau de noyaux de condensation (aérosols marins) et cela conduit à la formation de nuages.

http://sites.google.com/site/objectifterre/home/cloud_ship.jpgPlus de nuages signifie un effet refroidissant (modification de l'albedo et ainsi du bilan radiatif). Une des techniques de géoingéniérie consiste précisément à créer des nuages artificiels pour stabiliser la température moyenne terrestre (lire :  Des bateaux éoliens pour augmenter l'albedo).

Les nuages couvrent aujourd'hui 50% de la planète en moyenne. Il suffirait d'augmenter de 1 à 2% ce degré de couverture pour refroidir la planète de 0,7°C. Et il faut environ 1% de la surface terrestre en parc éolien (ceci couplé par exemple avec des stations de pompage-turbinage maritimes) pour répondre à la totalité de la demande électrique mondiale...

- Olivier

 

The wind farm at Scroby Sands off East Anglia is shrouded in sea fog caused by its spinning blades 

Wind turbines in the North Sea

DOSSIER EOLIEN - Combien d'éoliennes pour alimenter le monde entier ? Combien de béton, de cuivre, d'acier ? Quel bilan CO2 ? Combien d'emplois ? Et les oiseaux ?
https://electron-economy.org/article-36475104.html



 
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