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De l'écologie morbide à l'écologie positive - 
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LA CHRONIQUE DU MOMENT


Lundi 28 septembre 2009
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D'un coté, un vrai scientifique agacé (on le comprend sur ce point) par les discours religieux sur l'écologie (ce qui l'a conduit a raconter des bêtises plus grosses que lui sur le changement climatique), qui n'a pas eu l'humilité de reconnaître qu'il s'était planté à ce sujet, et qui traite l'autre d'"imbécile".

De l'autre coté,  un businessman télécologiste qui n'a aucun bagage scientifique, qui surfe habilement sur la thématique climatique pour vendre ses shampoings et ses vidéos, qui, conseillé par JM Jancovici, animateur zèlé de la propagande pro-nucléaire française, raconte n'importe quoi sur les énergies renouvelables, et qui répond à l'autre en le traitant d'"ulcéré".

Il y en a ras le bol de que le débat sur des thématiques aussi sérieuses vole aussi bas en France. Plus généralement, il est vraiment triste de constater que la France est, à part quelques rares oasis, un désert culturel à propos des énergies renouvelables et de l'électro-mobilité.

Français à la recherche d'informations sérieuses, ne lisez plus la presse française, lisez la presse australienne, américaine, allemande, danoise, suisse, suèdoise, israélienne, chinoise, japonaise.

- Olivier



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Vendredi 25 septembre 2009
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" Le délai d'implantation d'un parc éolien qui est actuellement d'environ 7 ans, risque de s'allonger à 10 ou 12 ans, s'inquiète Didier Lenoir, président du Comité de liaison Energies renouvelables (CLER).
"On a déjà la législation la plus contraignante de la planète", renchérit André Antolini, affirmant que "la délivrance des permis de construire des éoliennes est en chute libre". - Suite : AFP

7 ans ! Au Portugal, c'est 6 mois...

Une bande d'anti-éoliens nucléo-franchouillards organise une manif en ce moment au Mont-Saint Michel. Ils sont ridicules : les projets éoliens en question sont situés à 27km du Mont... Il y a 15km entre Versailles et la Tour Eiffel...Et les habitants de Versailles ne sont pas, me semble-t-il, dérangés par la tour Eiffel...

En France, une poignée de nunuches (mais très bruyante) qui n'a toujours pas compris que nous sommes en guerre face au réchauffement climatique, proteste contre l'impact paysager des éoliennes (du moins, c'est l'argument mis en avant, argument qui cache la forêt nucléaire).

Comme si la situation climatique et  la question des déchets nucléaires n'étaient pas assez graves ! Un tel égoïsme et une telle irresponsabilité vis à vis des générations futures fait pitié.

Heureusement, la France est un confetti dans le monde, c'est en Chine et aux USA que je joue la guerre contre le réchauffement climatique; et dans ces deux pays géants, une dynamique positive se met en place. Combien d'éoliennes pour alimenter le monde entier ? Réponse ici


- Olivier

Lire aussi :

Projet de loi Grenelle 2 : l’avenir de l’énergie éolienne en jeu
Par Arnaud Gossement
http://www.greenunivers.com/2009/09/projet-de-loi-grenelle-2-eolien-eolienne-19446/

L’énergie éolienne : les raisons d’un engagement

Les arguments des ONG et des professionels pour vous faire votre avis

http://www.cdurable.info/L-energie-eolienne-les-raisons-d-un-engagement,1987.html

 

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Jeudi 24 septembre 2009
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Nicolas Sarkozy :

“Des scientifiques et des savants du monde entier se sont réunis des mois et des mois pour dresser un constat : le monde court à sa perte si on continue à émettre du carbone qui crée un trou dans la couche d’ozone et qui brise les équilibres de la planète.”

Source :
Sarkozy s’emmêle les pinceaux sur la couche d’ozone -
http://sciences.blog.lemonde.fr/2009/09/23/sarkozy-semmele-les-pinceaux-sur-la-couche-dozone/


Au moins, là, on sait à quoi sert la taxe Hulot.
Sans commentaire.

- Olivier

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Mercredi 23 septembre 2009
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Arnaud Gossement, porte parole de FNE :

 « A force de multiplier les contraintes juridiques qui pèsent sur la filière, il sera bientôt plus facile de construire une centrale nucléaire qu’une éolienne ! Se pose-t-on autant de questions sur le respect des paysages ou le démantèlement des installations lorsque l’on parle de centrales nucléaires ? Existe-t-il des « zones de développement réservé » pour les décharges de déchets radioactifs et les lignes THT ? La réponse est non ».

Suite :
http://www.actualites-news-environnement.com/21531-reactions-fne-opposition-eoliennes.html



Lire aussi :

Triste France
https://electron-economy.org/article-33099099.html

"Déchets: le cauchemar du nucléaire" - Film d'investigation, Arte
https://electron-economy.org/article-36386767.html

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Mardi 22 septembre 2009
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Arnaud Gossement, porte-parole de France-Nature-Environnement, vient de publier une tribune  sur  MétroFrance.com :

"La voiture électrique représente une avancée technique indéniable (...) Il n’est pas pour autant question d’abandonner la voiture électrique (...)"
http://www.metrofrance.com/debats/que-cache-la-voiture-electrique/piiu!PLeGhsEj6KGXLJ9xQXmQ/

A part son titre, "Que cache la voiture électrique ?", (qui fait appel à une improbable théorie du complot non étayée dans l'article), je trouve cette tribune intéressante.

Arnaud Gossement : "le bon déchet est d’abord celui que l’on ne produit pas."

Le bon déchet est celui que l'on recycle intégralement.

Amory Lovins, Rocky Moutain Institute : "Pratiquer le biomimétisme : En imitant la nature, on peut éliminer jusqu’à l’idée même de déchet. Il suffit d’inventer des matériaux, des procédés et des produits qui permettront de former des boucles s’intégrant dans les grands cycles naturels et favorisant la constante réutilisation des matières premières et l’élimination des matières toxiques. "

Tout est déchet. Rien n'est déchet.
Nous sommes nous-même des poussières d'étoiles, des déchets d'étoiles, et cela fait plusieurs milliards d'années que les êtres vivants recyclent  la matière terrestre grâce au colossal flux énergétique solaire qui parvient sur terre. Il n'y a aucune raison que les hommes et leurs prolongements exosomatiques (dont les voitures) ne puissent pas faire la même chose. L'homme (et ses "déchets") ne sont pas hors de la nature mais dans la nature.
 

En complément :

- Communiqué du WWF, en français :
"Pour un meilleur avenir : des voitures plus branchées"
http://assets.panda.org/downloads/20080402_plugged_in_fr_intl.doc

- Quelques réponses aux questions soulevées dans cette tribune ici :
https://electron-economy.org/article-36222565.html  (Dossier construit pour FNE suite à une discussion avec Arnaud Gossement et envoyé également aux chargés de mission transport FNE).

- Olivier

Lire aussi :

Incohérence de FNE :
La rédaction d'ActualitéNewsEnvironnement
remet les pendules à l'heure
-
https://electron-economy.org/article-36383810.html
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Mardi 22 septembre 2009
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Un décroissant intervient dans un jardin luxuriant et se met à engueuler les plantes à fleurs car :
-  elles évoluent et s'adaptent à leur environnement depuis des millions et des millions d'années. La croissance de la diversité par l'innovation, quelle honte !
- elles poussent trop vite, consomment trop de minéraux, capturent trop d'énergie solaire, sont trop belles et sentent trop bon.
- punition infligées aux plantes  : arrachage de feuilles (pour réduire la consommation énergétique) et écrabouillage des fleurs (pour éliminer les signes ostensibles de beauté et de richesse).

Arrive alors le botaniste du jardin :
"Mais que fais-tu malheureux !"

Le décroissant répond, la vésicule biliaire en feu :
"Espèce de néo-scientiste ! La société de consommation te rend incapable de voir que ces fleurs en croissance qui déploient ostensiblement leur beauté et leur ingéniosité nous menacent !"

Moralité :
Décroissance ? Dites NON à la vie ! :)

(...) Dans la revue "la décroissance" on peut prendre connaissance du coeur de l'approche décroissante: "La pire des catastrophes écologiques serait l’arrivée d’une source d’énergie gratuite et infinie, cela même si elle était non polluante". La messe est dite. Il existe un négationnisme idéologique  à propos du dérèglement anthropique du climat. Un négationnisme tout aussi idéologique à propos des énergies renouvelables et des cleantechs est en train de naître (...)
Suite :
https://electron-economy.org/article-28504712.html


« Si l'énergie utilisable a quelque valeur pour l'humanité, c'est dans la mesure où elle est aussi accessible. L'énergie solaire et ses sous-produits nous sont accessibles pratiquement sans effort (...) Bien sot serait celui qui proposerait de renoncer totalement au confort industriel de l'évolution exosomatique. L'humanité ne retournera pas dans les cavernes »
 - Georgescu-Roegen
(Georgescu-Roegen est considéré comme le père de la "décroissance")"



Lire aussi :

Une croissance verte durable ? Demandez aux plantes ! :)
https://electron-economy.org/article-36445848.html

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Vendredi 18 septembre 2009
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Le PDF de France-Nature-Environnement qui accompagne le communiqué de la fédération à propos de la voiture électrique (et qui est disponible depuis la page d'accueil de leur site) contient de nombreuses informations erronées :
 
Page 5 du PDF il est écrit :

«"Tout électrique" signifie donc, en gros, une augmentation de 50% du parc de centrales en France »


Réponse : C'est faux d'un facteur 4, comme le confirment toutes les études sérieuses sur le sujet. Voir les points 3 et 27 de cette page :
https://electron-economy.org/article-36222565.html
 
Page 2 du PDF :

"
L’introduction d’un moteur électrique avec batterie entraîne un rendement mécanique d’environ 90% quel que soit le régime auquel il travaille, contre environ 40% pour un moteur thermique"
.
 


Réponse : C'est faux d'un facteur 2 pour le moteur thermique. Au laboratoire, dans des conditions idéales (pas d'encombrement sur la route, pas de feux rouges etc.), un moteur diesel peut atteindre une efficacité énergétique de 30%. Mais le rendement énergétique Tank-to-Wheel  des meilleurs véhicules à moteur à explosion (hors véhicules thermiques à assistance électrique) est, aux conditions habituelles d’utilisation, inférieur à 22% pour le diesel et à 18% pour l’essence.  On peut retenir une moyenne de 20%.   Ces valeurs sont confirmées par le WWF (voir une explication détaillée page 82 de ce rapport
http://assets.panda.org/downloads/plugged_in_full_report___final.pdf ).

Page 2 du PDF :

Nouvelles technologies, la position de France Nature Environnement - En tant que partie prenante de la société civile et représentant les intérêts publics de la protection de la nature et de l’environnement, FNE intervient dans le débat à plusieurs titres :

- Lorsque toute nouvelle technologie représente un risque sérieux contre la protection de la nature et de l’environnement. C’est le cas notamment sur la promotion des agro-carburants de première et seconde génération  

 

 

- Lorsque toute nouvelle technologie est promue comme LA solution miracle, notamment dans le domaine automobile (...) Rappelons qu’en matière automobile, les technologies proposées permettant d’aller dans le sens d’une plus grande efficacité énergétique et/ ou moindre usage du pétrole, sont multiples. Citons en quelques unes, existantes et en recherche :

1 - L’amélioration de l’efficacité énergétique des moteurs thermiques traditionnels.

2 - Les véhicules à moteur hybride (combinaison d’une propulsion thermique et électrique).

3 - Les véhicules à moteur hydrogène.

4 - Les véhicules à moteur à air comprimé.

5 - Les véhicules utilisant du GPL (Gaz pétrole liquéfié) ou GNV (gaz naturel véhicule) ou gaz issu de la méthanisation.

6 - Le véhicule à propulsion solaire."

Réponse :

1, 2 et 5 - Le moteur thermique, à assistance électrique ou non, et quel que soit le carburant utilisé (essence, diesel, gaz fossile ou non fossile, agrocarburant) a un rendement énergétique très médiocre : il conduit à la perte de 80% de l'énergie initiale. La meilleure façon d'utiliser le biogaz n'est pas de le brûler dans un moteur thermique (au rendement intrinsèquement médiocre), mais de produire de l'électricité pour alimenter un véhicule électrique à batterie. Démonstration ici (article de la revue Science).

3 et 4 : Voiture à hydrogène et voiture à air comprimé sont d'excellents exemples de mauvais rendement énergétique.  La voiture à hydrogène est une voiture électrique. Mais à la place d'une batterie, la voiture à hydrogène possède un réservoir de dihydrogène comprimé. Le dihydrogène, il faut le produire (par exemple par électrolyse à partir de molécules d'eau), le compresser, le transporter, le stocker. Le dihydrogène alimente dans la voiture une pile à combustible, cette dernière alimentant en électricité le moteur électrique de la voiture à hydrogène.  La solution dihydrogène de stockage de l'énergie est 3 fois moins efficace que le stockage électrochimique des batteries. Le passage à une économie hydrogène entrainerait un énorme gaspillage d'énergie et d'eau douce. Plus de détails ici :
https://electron-economy.org/categorie-10192045.html


Une voiture à air comprimé consomme...de l'air comprimé. Il faut compresser l'air. Et pour compresser l'air, on utilise un compresseur électrique, on consomme de l'électricité. Le rendement énergétique global est mauvais. Voir ici pour plus de détails : https://electron-economy.org/article-27566350.html
Voir aussi : Quels seront les carburants de demain pour nos voitures ?
https://electron-economy.org/article-27286879.html

6 - Le "véhicule à propulsion solaire est un véhicule électrique. Le citer dans cette liste est donc incohérent.

Page 4 :

"Tout d’abord écartons un mythe. Si une voiture électrique n’émet pas directement de CO2, la production d’électricité, elle, est toujours source d’émissions de CO2."


Incohérence : FNE parle de la voiture à propulsion solaire, et ensuite affirme que la voiture électique est toujours source d'émissions de CO2. Or la voiture à propulsion solaire (Zéro émission) est un véhicule électrique.

Page 4 :


"Les équipes de Renault-Nissan avancent des chiffres qui nous laissent plus que perplexes. S
elon eux, « le bilan carbone d’une berline électrique alimentée par des centrales au charbon (128 g de CO2 par km) resterait inférieur à celui d’une Mégane diesel (136 g) ou essence (184 g) ».  Comment peut-on comparer les émissions finales d’une Mégane à moteur thermique, d’un « Bilan Carbone » dont on ne comprend pas bien comment les calculs ont été réalisés ?"

Avant de publier ce papier qui désinforme les lecteurs non avertis, en premier lieu il aurait été bienvenu que les auteurs se cultivent en lisant les rapports d'experts, par exemple le rapport du WWF, Plugged in : the end of the oil age.

Le communiqué FNE, est, de plus, très maladroit et incohérent par rapport à la position de GreenPeace International et WWF International. Explications ici :
 
- Voiture électrique : FNE en parfaite opposition avec le WWF et GreenPeace International
https://electron-economy.org/article-36151066.html
 
- QUATRE FOIS - Commentaire de la page de Jean-Marc Jancovici concernant la voiture électrique
https://electron-economy.org/article-36043206.html
 
- SORTIR DU PETROLE - Réponse à Céline Mesquida (FNE)
https://electron-economy.org/article-36020322.html
 
Monsieur Michel Dubromel (chargé des transports durables à FNE), que j'ai eu au téléphone aujourd'hui, m'a indiqué qu'il allait apporter un correctif.

- Olivier
  
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Vendredi 18 septembre 2009
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Je trouvais étrange cette déclaration positive de Nicolas Hulot d'il y a deux jours.
Tout s'éclaire...

- Olivier




Vu dans Le Canard enchaîné du 16 septembre 2009 :

« APRÈS « Ushuaïa » et ses chouettes loopings en « Woopy, l’ULM électrique », Nicolas Hulot nous invite à vivre une nouvelle expérience extrême. Le 7 octobre sort en salle « Le syndrome du “Titanic” », son film. Ou plutôt un interminable discours à la première personne du poète Hulot nous expliquant que la Terre est en train de péter et que la société de consommation consomme vraiment trop. Le tout coproduit par des sociétés garanties Vertes : TF1 et Studio 37, filiale d’Orange, qui feront acte de décroissance en reversant 10 % des recettes à des associations. Un étrange attelage qui ne trouble pas son équipe : « Son discours se radicalise, mais Nicolas reste pragmatique », note un proche du télécologiste.

Coquins de sponsors

Trois sponsors - EDF, la SNCF et la Fondation Bettencourt - ont a aussi allongé 500 000 euros chacun sur un budget total de 5 millions. Rien n’est trop cher pour surfer sur la vague Hulot... à condition de maîtriser la vague. Les sponsors ne sont pas toujours disposés à avaler n’importe quoi. Ils ont « tiqué », par exemple, à la vue du film et « la fin a été modifiée pour être moins catastrophiste », a t-on appris, dimanche (14/9), lors de l’émission « Pop com » de Canal Plus. Même pas vrai, s’insurge Hulot : « La seule chose que j’ai changée, c’est l ’ intonation de trois phrases, plus optimistes, que l’on n’entendait pas assez », explique-t-il au « Canard ». Suffit de le dire bien fort .

Avant de s’éclaircir la voix, Hulot avait rencontré, le 15 juillet à Montparnasse, Bernard Emsellem, le dircom de la SNCF : « Je lui ai fait part de mes remarques », confirme Emsellem au « Canard ». Qu’ils sont embêtants, ces sponsors, à vouloir mettre leur grain de sel...

Hulot a pourtant l’habitude : cela fait vingt ans que sa Fondation est financée par de grands amis de la nature, comme le fabricant d’engrais Rhône-Poulenc, du temps où il existait encore. D’autres ONG Vertes, comme WWF, font pareil, mais leur financement privé est un chouïa plus diversifié. La Fondation Hulot, elle, a quatre grands mécènes. Quatre grands écolos dans l’âme - TF1, L’Oréal, EDF et Ibis crachent chacun 500 000 euros par an et fournissent, à eux seuls, près de la moitié des recettes (44 % en 2008). En échange, TF1, L’Oréal et EDF siègent au conseil d’administration. Et n’y font pas que de la figuration : Hulot a ainsi été prié d’atténuer un peu ses propos catastrophistes quand il parle au nom de la Fondation. « [Les mécènes] nous l’ont dit, ils ne veulent pas que la Fondation soit associée à une vision trop apocalyptique », rapporte un collaborateur de l’animateur.

En 2008, pour la première fois, les comptes ont viré au rouge. Il a manqué 314 000 euros pour boucler le budget de la Fondation, qui a embauché cinq salariés pour suivre le Grenelle de l’environnement et acheté son siège en 2006 : 400 m2 (plus 300 m2 en location) dans un immeuble moderne de Boulogne- Billancourt.

Heureusement, Hulot a l’esprit ouvert : c’est le seul écolo qui ne soit pas contre le nucléaire, même s’il n’est pas favorable à l’EPR. Et il ne voit aucun obstacle à faire appel, pour « diversifier le financement », aux piles Duracell ou aux Autoroutes du Sud de la France (ASF) : « Je suis contre la construction de nouvelles autoroutes, mais on ne va pas détruire celles qui existent déjà. »

Produits à la dérive

Pro du grand écart, l’animateur a déjà frôlé le claquage. En 2006, TF1, la chaîne de Martin Bouygues-le-meilleur-ami-de-Sarko, le somme de renoncer à son projet de candidature à la présidentielle. Hulot prépare ses cartons et renonce à son salaire pendant deux mois . Dur sacrifice : il est alors - encore aujourd’hui - payé 30 000 euros par mois pour trois ou quatre « Ushuaïa » par an.

Depuis, tout le monde s’est calmé au nom d’intérêts bien partagés. « Ushuaïa » cartonne et la marque, qui appartient à TF1, rapporte plein de pépettes en produits dérivés. Il y a des lunettes Ushuaïa et même un écologique Peugeot tout-terrain Ushuaïa. Sans compter les gels douche L’Oréal-Ushuaïa, accusés, en 2006, de contenir des produits cancérigènes... L’épisode avait beaucoup fait « souffrir » l’animateur, mais le pauvre n’a pas son mot à dire. Il ne fait qu’empocher les royalties : 5,25 % des droits, soit plus de 700 000 euros brut par an, qu’il reverse en partie à sa fondation. « Attention  : sur le Peugeot, je ne touche rien, car TF1 a été payé en spots de pub ! », s’écrie Hulot. Trop dure, la vie de télécologiste... »

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Les Dossiers ObjectifTerre 

1080 visiteurs uniques se sont rendus sur ObjectifTerre le lundi 28 septembre 2009 et 3196 articles ont été consultés durant cette même journée :)  -  " (...) Nathanaël, jette mon livre [blog] ; ne t’y satisfais point. Ne crois pas que ta vérité puisse être trouvée par quelque autre ; plus que de tout, aie honte de cela. Si je cherchais tes aliments, tu n’aurais pas de faim pour les manger ; si je te préparais ton lit, tu n’aurais pas sommeil pour y dormir (...) "- André Gide, Les nourritures terrestres

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